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HISTOIRE : Canal désaffecté de Charleroi - Bruxelles 1

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Voici l'histoire du canal de Charleroi - Bruxelles qui est surtout connu pour son plan incliné de Ronquière

Mais il n'a pas toujours été au gabarit de 1350 tonnes...Il subsiste des témoignages du passé. Le canal et ses écluses désaffectées surtout entre Seneffe et Ronquière ainsi que ses 2 tunnels abandonnés, c'est ici l'objet de ce propos.

En 1823 Guillaume 1er des pays-Bas (la Belgique fut créée en 1830 !) demande à l'ingénieur Jean-Baptiste Vifquain de reprendre les études antérieures de l'ingénieur Vionnois, datant de l'époque napoléonienne, sur la faisabilité du canal Charleroi-Bruxelles; Ses plans prévoyaient un canal pour les bateaux de 70 tonnes.

En 1826 son étude est approuvée et les travaux de terrassement et de construction des 55 écluses débutent le 2 avril 1827, les travaux sont terminés en 1832 et l'ouverture officielle a lieu le 22 septembre de cette année; Le premier baquet quitte Charleroi et arrive le 25 à Bruxelles.

Un problème majeur était la crête de partage des bassins de la Meuse et de l'Escaut. C'est le tunnel dit de la "Bête refaite" ou aussi nommé "tunnel des Hollandais" qui va résoudre le problème, car il ne faut pas se leurrer, le percement de ce canal permettait, via le canal de Willebroek et l'Escaut de livrer du charbon aux Pays-Bas.

Le tunnel de la "Bête refaite" mesurait environ 1.300m. Aujourd'hui, il a été coupé avec le percement de la grande tranchée de Godarville lors de la mise au gabarit de 1.350 tonnes et il n'en subsiste qu'environ 1.200m, fermé au public.

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1 = ce qui existe encore - 2 = partie détruite jusqu'au Bois de la Bomerée, l'entrée amont est encore visible mais son porche a disparu.

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de la flèche à la croix c'est la partie disparue

Il faut s'imaginer que se dressait ici une colline sur la photo précédente et devant l'étrave de ce bateau, on voit l'issue existante encore à gauche.

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Voici l'issue où se termine le reliquat du tunnel. La hauteur était de 3m au gabarit de 70 tonnes, l'ingénieur Vifquain avait élaboré un bateau : le Baquet ou Sabot de Charleroi dont les dimensions étaient de 19 x 2,75m.

Dans le tunnel, les baquets étaient halés péniblement par l'homme (à la bricole) ou plus souvent par la femme ou les enfants. Pas de chevaux ici car le tunnel est trop étroit.

Cette extrémité se trouve non loin du port de plaisance du SNEF à la Marlette en direction de Charleroi.

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pour les Baquets ou Sabot voir le lien ci-dessous

 

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Je ne peux m'empêcher de penser à la fable de La Fontaine "le coche et la mouche" en évoquant le nom "la Bête refaite". En effet, au sommet de cette montée à Courcelle, il y avait une auberge relais, les chevaux des diligences, éreintés, avaient la possibilité de se reposer, le temps de se refaire une petite santé, la bête refaite quoi !.

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demain suite de l'histoire...

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